4 recettes à appliquer à la lettre pour booster le taux d’engagement sur vos formations digitales 1/4

Recette n°1 de l'engagement sur les formations digitales

Recette N°1 : Le social learning au service de l’intelligence collective

 

Le taux d’engagement est l’un des enjeux principaux dans la formation en ligne : comment faire en sorte que les participants restent et suivent l’intégralité des contenus ? Chez Unow, nous avons quelques recettes que nous partageons ici avec vous.

 

Quand un MOOC rassemble plus de 10 000 participants passionnés par le même sujet, il y a de grandes chances pour qu’ils aient des choses à s’apprendre !

Parce que leur dimension sociale est essentielle, les MOOC donnent une dimension supplémentaire à la formation digitale : c’est ce que l’on appelle le « social learning » ou apprentissage social, théorisé par le psychologue Albert Bandura dans les années 80. Un phénomène qui a quelques variantes : apprentissage par la foule, apprentissage par les pairs et apprentissage collaboratif, toutes présentes dans les MOOC de Unow.

Si le digital et la multiplication des écrans ont d’abord défavorisé les échanges et la collaboration en individualisant nos rapports au travail et aux apprentissages, les outils digitaux actuels (le web 2.0) redonnent la part belle aux interactions et permettent en cela de favoriser l’émergence du social learning.

Learning by doing

Social learning : de quoi parle-t-on ?

 

Le terme “Social learning” désigne l’ensemble des dispositifs par lesquels un individu va apprendre en interagissant avec son environnement. Il est démontré qu’au cours d’une vie, ce mode est beaucoup plus formateur que l’apprentissage descendant classique.

L’apprentissage par les pairs : un facteur de réussite

Richard J. Light, de la Havard Graduate school of education a d’ailleurs démontré dans ses travaux* que l’un des facteurs clés de réussite à l’université est la capacité des étudiants à former des groupes d’apprentissage. Chacun se place ainsi alternativement en position d’apprendre des autres et de partager ses connaissances avec le groupe, multipliant de fait ses opportunités d’apprendre de nouvelles choses. Albert Bandura soutenait la même conclusion, en affirmant que la simple présence des autres nous permet d’améliorer nos performancesMutualiser ses connaissances et compétences, se questionner ensemble sont des leviers d’apprentissage.

Le social learning : clé de voûte de l’organisation apprenante

Le phénomène s’applique aussi bien dans le cadre du travail. De nos jours, en entreprise, il est devenu essentiel de se former continuellement, afin de maintenir son employabilité. D’après l’étude Tomorrow’s jobs de Microsoft (en anglais), publiée en 2016, 65% des élèves américains exerceront un métier qui n’existe pas encore. Au cours de nos carrières, le métier de chacun d’entre nous sera amené à évoluer rapidement, voire à disparaître ! L’université et l’enseignement supérieur en général n’évoluent pas à un rythme assez rapide pour s’adapter à ces transformations. Ainsi, de nos jours, il est de plus en plus admis que la compétence prioritaire des collaborateurs est celle de savoir apprendre : tirer parti de toutes les opportunités pour progresser, savoir observer et reproduire ce que les autres font le mieux, acquérir rapidement de nouvelles méthodes, savoir chercher l’information et l’exploiter…

Les entreprises ont donc tout intérêt à mettre en place un contexte dans lequel les collaborateurs pourront apprendre. On parle d’organisation “apprenante”. Les services formation ont pour mission de favoriser les apprentissages formels et informels, en proposant des dispositifs classiques, mais aussi en favorisant les échanges : wiki, réseaux sociaux d’entreprises, outils de travail collaboratifs, mais aussi MOOC. Multiplier les occasions pour les collaborateurs d’échanger est un levier très important d’apprentissage.

Les MOOC et l’apprentissage par la foule

Le MOOC est justement en lui-même un dispositif de social learning qui permet aux apprenants d’en expérimenter les bénéfices : ils pourront ensuite appliquer ces modes d’apprentissage dans le contexte de leur entreprise. En effet, la dimension sociale est inhérente au MOOC : parce qu’ils peuvent rassembler plusieurs milliers d’apprenants dans une seule promotion, ils offrent l’opportunité à leurs participants de dialoguer, de collaborer entre eux sur des sujets qui a priori les intéressent tous. Le MOOC est en cela le chaînon manquant entre le e-learning classique, dispositif peu engageant notamment du fait de la solitude de l’apprenant face au contenu proposé, et la formation en présentiel. Le MOOC est à la fois un outil de formation descendant (le ou les experts, par des vidéos et des quiz, transmettent leur savoir à un groupe d’apprenants), mais aussi un outil d’apprentissage plus horizontal entre pairs qui partagent beaucoup à travers des activités pédagogiques collaboratives (nuages de mots, mindmapping, lexiques collaboratifs…) ou plus simplement des forums de discussion. L’apprenant contribue et bénéficie à l’émergence l’intelligence collective.

Comment les MOOC favorisent les apprentissages informels

 

Il ne suffit pas de rassembler plusieurs milliers de personnes intéressées par le même sujet pour que les échanges se produisent. Pour que la magie opère, les concepteurs pédagogiques doivent réfléchir à la manière d’encourager les interactions. Cela passe par des outils permettant de constituer une communauté d’apprentissage et une atmosphère bienveillante dans laquelle la parole de chacun est accueillie et encouragée. Ces aspects sociaux déployés dans les MOOC sont aussi un formidable levier d’engagement : les apprenants sont impatients de retrouver leur promotion et les conversations qui se tiennent dans le cadre du MOOC et ont une posture active ! Ils retiennent donc beaucoup plus.

Voici par exemple comment Fabrice Mauléon accueille les apprenants dans le SPOC Design Thinking :

 

Échanger

La première dimension du social learning réside dans les échanges entre pairs, à toutes les étapes de la formation. Ces échanges ont d’autant plus de valeur que les apprenants sont inscrits dans une session qui a une date de début et une date de fin : ils ont donc la sensation d’appartenir à une promotion, qui traverse les mêmes étapes d’apprentissage et rencontre éventuellement les mêmes difficultés. Dans les MOOC de Unow, les participants sont invités à se présenter dès le démarrage de la formation : à la manière d’un réseau social, ils choisissent une photo d’avatar et partagent leurs motivations et les objectifs qui les motivent à suivre la formation. Chaque MOOC est différent et rassemble un public différent : les participants sont donc invités à se présenter sous différentes formes. Ainsi, pour rendre l’exercice plus amusant, dans le MOOC Digital Business, ils avaient la possibilité de répondre à 3 questions sur eux-mêmes en gif ! Succès garanti ! Ensuite, les modules sont ponctués de conversations, sous forme de forums animés par les experts et animateurs du MOOC, dans lesquels les échanges sont riches et constructifs. Nous n’hésitons pas, d’ailleurs, à poser des questions assez tranchées, pour provoquer des réactions et ouvrir des débats. Les forums sont aussi le lieu où l’on peut discuter des contenus de la formation et poser ses questions sur un sujet qu’on n’aurait pas compris. Une question posée par un apprenant pourra trouver une réponse chez les autres apprenants (parfois experts eux-mêmes du sujet du MOOC), l’expert n’intervenant alors qu’en dernier ressort.

 

Pour susciter les échanges, les animateurs lancent des sujets de discussion concrets et concernants.
Pour susciter les échanges, les animateurs lancent des sujets de discussion concrets et concernants.

Coopérer

A travers des activités de groupe, les apprenants sont amenés à travailler ensemble, à former des équipes pour réaliser des projets et à faire émerger l’intelligence collective. Ces travaux de groupes permettent également de travailler ses “soft skills” : capacité à convaincre, à s’intégrer dans une dynamique de groupe, à écouter les autres et à se remettre en question… des compétences très utiles dans le cadre professionnel. Ils ont également l’occasion, pour la première fois pour certains, d’utiliser des outils collaboratifs comme les Google docs ou Trello, qu’ils pourront utiliser dans le cadre de leur travail auprès de leurs collègues, pour que collaborer devienne une habitude. Ainsi, dans le MOOC « L’entreprise agile », les apprenants ont été invités à réaliser un « manifeste de l’entreprise agile. » Sur le modèle du “Manifeste agile”, rédigé en 2001, ils devaient collaborer en équipes pour rédiger 4 valeurs et 12 principes qui selon eux doivent être au fondement d’une entreprise agile.

 

Dans le MOOC L'entreprise agile, les participants rejoignent une équipe pour réaliser une activité collaborative.
Dans le MOOC L’entreprise agile, les participants rejoignent une équipe pour réaliser une activité collaborative. L’activité a généré de nombreux échanges entre les participants, qui pouvaient interagir en direct sur leur travail. Certaines équipes ont parfaitement relevé le défi de l’auto organisation en planifiant des séances de travail à distance

Le bilan de l’activité collaborative : le Manifeste de l’entreprise agile.

Enseigner

Dans de nombreuses activités pédagogiques, les apprenants ont la possibilité de voir les rendus des autres une fois qu’ils ont eux-mêmes publié le leur : un facteur très encourageant car au-delà de la simple curiosité, les participants compareront leur travail à celui des autres. Mais les MOOC vont parfois plus loin avec ce que l’on appelle le “learning by teaching” : il est prouvé que lorsqu’on enseigne quelque chose, on en retient 90%, alors que si l’on reste dans une position passive, on n’en retient que 10%, à moins de répéter à intervalles réguliers les connaissances acquises. Fort de ce constat, Unow provoque dans ses MOOC les occasions pour les participants de partager leur savoir, notamment dans le cadre de la correction par les pairs. L’apprenant commence par réaliser une activité pédagogique. Il reçoit alors en correction plusieurs des travaux de ses pairs et le sien est de la même manière proposé à d’autres apprenants. En corrigeant ces livrables, il a l’opportunité de répéter les connaissances acquises, de s’ouvrir à d’autres points de vue sur le sujet, et de réexpliquer ou reformuler des éléments de la formation à l’apprenant qui ne les aurait pas bien compris. Le tout favorise l’acquisition de compétences, mais aussi l’engagement, en donnant à l’apprenant une responsabilité.

 

Dans le cadre d’une activité pratique, Aurélie a créé une “landing page”, qu’elle a ensuite soumise à la communauté des apprenants ! Cela lui a permis d’avoir des feedbacks sur son travail, de l’améliorer et ainsi… de continuer à apprendre.
Dans le cadre d’une activité pratique dans le MOOC Digital Marketing, Aurélie a créé une “landing page”, qu’elle a ensuite soumise à la communauté des apprenants ! Cela lui a permis d’avoir des feedbacks sur son travail, de l’améliorer et ainsi… de continuer à apprendre.

Se rencontrer

Pourquoi pas ajouter une dimension présentielle aux MOOC ? Pour renforcer la communauté, Unow organise parfois des rencontres, ateliers en présentiel apportant un contenu pédagogique complémentaire. Ainsi, dans le cadre du MOOC « L’entreprise agile, » une poignée d’apprenants ont pu participer à un atelier « Lego for scrum », pour se familiariser avec cette méthode agile et collaborative. Mais les participants sont aussi encouragés à se rencontrer. Certains profitent du MOOC pour étendre leur réseau et ont organisé des rencontres spontanément : hé oui les choses nous échappent parfois, c’est la magie du collaboratif !

*Making the most out of College


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